dimanche 13 juillet 2014

Les vieux pommiers

Ne vous méprenez pas, ce n'est pas le titre d'une vieille chanson française interprétée par Jacques Brel. Je parle plutôt de nos vieux pommiers qui sont tout à côté de la maison. Oui ils sont vieux. Ils ont été plantés par la première génération de la famille Coffin à habiter la maison. Donc ils doivent remonter aux années 1900 car, dans ce temps-là, chaque maison avait ses arbres fruitiers, son jardin, son puits.

Planchette retrouvée dans le hangar
indiquant les arbres fruitiers et l'année
de plantation - 1939
Non, ce n'était pas bucolique et charmant, mais plutôt une question de survie. Fruits et légumes faisaient partie du régime alimentaire et c'était un bien précieux. Aucun gaspillage. Et si les arbres et arbustes produisaient en quantité abondante, cela permettait même un petit revenu qu'on pouvait mettre sur les cadeaux de Noel comme des chaussures, des vêtements, exceptionnellement des jouets et même des oranges dans le bas de Noel !!

Sur le terrain, nous avions 7 pommiers, maintenant 6 car notre plus majestueux a été déraciné lors de la tornade et du déluge de 2007. Nous avions aussi des cerisiers et des pruniers. Mangés par le nodule noir, nous avons dû les sacrifier afin qu'ils ne contaminent pas les pommiers. Et plus aucune trace des poiriers et des pêchiers qui n'ont pas résisté au temps.

La récolte 2013


Retroussant nos manches et après moultes recherches, nous avons donc décidé de passer à l'action et d'établir un plan pour protéger notre héritage fruitier. Un plan triennal de coupe, 1/3 des branches à chaque année, (pour nous, ce fut plutôt quinquennal) fut mis en route. À chaque année, nous avons eu des fruits, de plus en plus beaux, de plus en plus gros.

Mais cette année, nous sommes anxieux. Presque pas de fleurs. Une gelée tardive, le stress de la taille !!??
Nous sommes à la fois fiers et inquiets de nos arbres et nous veillons sur eux.
La relève

Ce que vous ne savez pas, c'est que nos pommiers ne sont pas n'importe qui. Cinq d'entre eux sont catalogués depuis 2009.

Hé oui, mes amis, ce sont les Messieurs Pommiers numéros 257, 258, 259, 260 et 261. Ils ont été enregistrés formellement comme espèces ancestrales et historiques dans un projet de grande envergure visant à répertorier tout le cheptel fruitier de la région de Gaspé afin d'en étudier la génétique, entre autre leur résistance particulière aux grands froids. C'est du sérieux.
Une des fleurs printanières 2014





Vous comprendrez donc notre état d'âme. Alors armons nous de patience et attendons.



Ah oui. Savez-vous pourquoi la patience est la grande vertu du jardinier ?...parce qu'elle se cultive!!





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